Bewertung von Solea im Detail
"Gare de Kyoto, terminus, tout le monde descend!"
C'est ainsi qu'a dû s'exprimer le chef de gare à notre arrivée dans la grande ville, mais nos oreilles françaises n'ont pas dû en capter le moindre mot. Enfin, nous avons quand même deviné que nous étions arrivés à destination car plusieurs indices étaient laissés à notre endroit: le panneau "Kyoto" écrit en romaji (c'est à dire en alphabet latin, pour une meilleure compréhension internationale), le mot "Kyoto" plusieurs fois répété par la charmante hôtesse du train et que nous arrivons tout de même à isoler de son discours, et enfin la taille impressionnante de la gare, d'où s'échappait une sorte de bourdonnement.
Les gares japonaises, on commence à connaître car notre circuit nous a fait prendre plusieurs fois le train. Grâce au JR Pass, ce billet magique à acheter avant de partir de France, tous les trajets à bord d'un train de la compagnie JR étaient complètement gratuits pendant 15 jours. Auparavant, craignant un peu de nous perdre dans les horaires de train, nous avions trouvé un site équivalent au site de la SNCF, qui nous avait indiqué les horaires, tarifs et numéros des trains que nous devions emprunter. Fort de ce document que nous avions imprimé, nous n'avions qu'à nous présenter avec au guichet pour obtenir nos billets. Mais le Japon étant le pays de l'organisation, même sans préparatifs, je pense que nous aurions facilement pu trouver notre chemin et surtout le bon train.
Kyōto-eki10
Einzelbewertung
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Erreichbarkeit
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Muss man gesehen haben
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La gare de Kyoto est immense. C'est d'ailleurs l'une des plus importantes du Japon. Je peux, sans prendre de risque, confirmer cette affirmation car lors de notre arrivée nous nous sommes trompés de sortie. Nous nous sommes retrouvés à l'opposé de l'endroit où nous devions être et avons décidé de contourner la gare en longeant l'avenue. Ce fut réellement un long périple, rendu plus difficile par le poids de nos valises. En réalité, l'entrée principale de la gare se trouve juste en face de la Kyoto Tower, une grande tour bâtie en matériau d'avion, aux allures futuristes, qui offre un excellent panorama sur toute la ville.
La ville de Kyoto est relativement étendue car elle se compose en grande partie de maisons et de petits immeubles. La gare centrale (Kyoto Station) se situe en plein centre géographique, si l'on regarde un plan. Cependant, toute la partie qui se trouve au sud du bâtiment abrite le quartier des affaires ainsi que des logements. Elle n'a donc aucun intérêt touristique. Les voyageurs préfèreront largement la vaste zone qui s'étend au nord de la gare.
Pour rejoindre notre hôtel, nous avons fait le trajet à pied mais la gare est desservie par le métro et par de nombreux bus.
Ce bâtiment moderne date de 1997. Auparavant, une autre gare, construite en 1952, occupait la même place mais on décida de la reconstruire pour fêter les 1200 ans de la proclamation de Kyoto comme capitale impériale. Le projet de l'architecte Hiroshi Hara fit scandale: on critiqua le gigantisme démesuré de l'édifice ainsi son ultra modernisme. En effet, la gare est en réalité une énorme structure d'acier et de verre, mêlant les formes arrondies aux angles droits. Mais le projet fut tout de même réalisé et aujourd'hui près de 250 000 passagers l'empruntent tous les jours, via les trains de banlieue et les grandes lignes. Plusieurs compagnies privées desservent la gare, dont la JR line, très prisée des touristes. On peut aussi y apercevoir le Shinkansen, l'équivalent japonais de notre TGV, facilement reconnaissable à sa couleur blanche et à son avant qui ressemble à un bec de canard.
On pénètre dans cette gare comme dans un temple. On traverse tout d'abord l'avenue bruyante qui lui fait face, en jetant un oeil sur la Kyoto Tower qui, telle une fusée, semble vouloir prendre son envol. On croise la foule qui surgit du métro, via un escalier souterrain, ou bien des bus qui stationnent aux emplacements réservés. On lève la tête pour essayer d'englober du regard l'édifice dans son ensemble mais c'est une mission rendue impossible par le peu de recul que nous avons. Les jours de pluie, le verre se teinte de gris et la gare se confond avec le ciel. Les jours de soleil, les rayons tapent sur le verre qui nous éblouit.
A l'entrée, de petites statues rappellent que Kyoto possède un studio de films d'animation réputé, qui créa dans les années 80 de nombreux dessins animés dont nous étions fans. Je repère dans le tas Astro le petit robot :o)
Le grand hall d'entrée ressemble à une cathédrale et malgré le monde qui la traverse on n'entend qu'un léger murmure. Sur la gauche, le bureau de la compagnie JR line nous permet de réserver nos places assises dans le train. Sur la droite, une galerie permet d'accéder à la zone "loisirs" de la gare, sur laquelle je reviendrai plus tard. En face, un tableau surmonté de lampions festifs affiche les départs prochains pour les trains de banlieue, en kanji puis en romaji. Nous passons le premier contrôle des billets en montrant notre pass et accédons au quai des trains de banlieue, que nous utiliserons une fois pour nous rendre à Nara. Cependant, pour accéder à Hiroshima, il nous faut prendre le train grande ligne. Nous devons donc continuer notre chemin, empruntant un pont couvert qui enjambe les voies, achetant au passage une viennoiserie à la petite boulangerie allemande qui s'y trouve. A moi le shinkansen! Enfin, je dois d'abord passer le deuxième contrôle des billets...
Arrivée sur le quai, le train n'est pas encore arrivé mais je repère l'emplacement de mon wagon et me poste devant l'endroit où se situera la porte. Ce que j'aime chez les Japonais, c'est leur précision. Un petit chemin peint sur le quai invite les futurs passagers former une file d'attente. Ainsi, quand le train stationnera, nous ferons sagement la queue à côté de la porte, laissant descendre les passagers avant de monter sans bousculade dans le wagon. Le raffinement ultime d'une civilisation...
Dans le train, une charmante hôtesse circulera, poussant un chariot de boissons, plateaux pique-nique et friandises. Nous bénéficierons, en outre, d'un espace fort large pour mettre nos jambes, assez pour pouvoir nous étirer.
La gare de Kyoto est exceptionnelle de polyvalence. Il n'y a pas d'autres mots. Le traffic des trains ne doit représenter que 50% de son activité. Une gare à moitié gare, étrange tout de même, non? Les services qu'elle propose sont des plus divers...
L'hôtel Granvia et ses 535 chambres est carrément intégré à la gare et accessible directement de celle-ci. Une bonne partie du quai longe d'ailleurs le bâtiment de l'hôtel. Je ne dis pas que je choisirais de passer mes vacances dans cet établissement en bordure des trains mais son emplacement s'avère bien pratique pour une halte d'une nuit. Dans cette même partie, côté Est, se trouvent aussi le théâtre Gekijo ainsi qu'un musée.
Mais passons dans la partie Ouest de la gare, à mon avis la plus intéressante pour les touristes. C'est une véritable caverne d'Ali Baba, dans laquelle on pourrait passer des heures à se restaurer dans l'un des nombreux restaurants de sushis ou de ramens, boire un café et déguster un croissant bien français dans l'un des points chauds. A moins de préférer faire un brin de shopping dans l'une des petites boutiques de souvenirs qui bordent les différentes allées? Le must réside sûrement dans le grand magasin Isetan, un peu l'équivalent de nos Galeries Lafayette, qui s'est installé sur plusieurs étages de la gare. C'est pour dire combien cette dernière est énorme! J'avoue ne pas avoir eu le temps de pénétrer dans ce magasin réputé. J'ai préféré tester une autre curiosité de la gare: la terrasse panoramique, au dernier étage. Pour y accéder, il suffit de prendre une enfilade d'escaliers roulants sur une hauteurs correspondant approximativement à 15 étages. La montée est des plus impressionnantes car elle permet d'apercevoir le hall de la gare dans toute sa profondeur, tout en laissant une sensation de vertige.
Une dizaine de minutes plus tard, le toit de la gare est atteint. Nous découvrons un petit jardin zen, garni de pelouses et de bancs, d'où se répand la douce mélopée d'un chant d'oiseau et du bruit de l'eau. Dans cet endroit serein, à l'abri de la foule, s'est installée une dame, profitant du calme entre deux correspondances. Le tour de la terrasse nous permet d'apprécier, à travers les vitres, la ville de Kyoto vue d'en haut, tout ceci gratuitement. En cette fin d'après-midi, le spectacle est époustoufflant: les lumières de la ville apparaissent et la Kyoto Tower, juste en face, s'illumine de lasers bleus qui lui donnent un air extra-terrestre. La gare de Kyoto est vraiment un lieu magique...
Ce que j'ai aimé lors de nos quatre passages dans la gare:
- l'architecture futuriste qui ne dépare pas avec le quartier.
- le gigantisme de l'ensemble, qui englobe un hôtel, un théâtre, un grand magasin... C'est assez surprenant!
- les nombreux points de restaurations et les boutiques.
- la terrasse zen à laquelle on accède par des escaliers roulants en plein air.
- l'organisation, qui est le point fort des Japonais.
- le civisme des nippons qui font bien la queue pour monter dans le wagon et en descendre.
- la ponctualité des trains, à la minute près.
- les indications fournies par la gare pour trouver son chemin.
- l'amabilité du personnel, même si beaucoup d'employés ne parlent pas anglais.