Bewertung von Solea im Detail
Ce qui est géant à Tokyo, c'est que l'on peut passer d'un quartier ultra moderne à un quartier traditionnel en quelques rues. On y voit même des paradoxes encore plus étonnants: coincé entre deux buildings de verre, un petit temple datant de plus de 200 ans peut accueillir les hommes d'affaires pour une petite prière sur le chemin du travail. Parler de tradition et de modernité, en évoquant le Japon, ça fait cliché mais nous sommes bien dedans. Il n'y a qu'à voir la foule qui se presse dans les temples, jette des piécettes devant chaque statue afin d'attirer sur soi les faveurs des dieux et achète des appareils électroniques que nous ne verrons en France que dans 10 ans (A ce propos, ils ont l'air d'avoir laissé tomber les téléphones digitaux et de revenir à des modèles assez grands... se le note dans un coin, histoire d'être une précurseuse quand ça arrivera chez nous).
Aller à Akihabara, c'est entrer dans le Japon moderne, un endroit un peu fou, parfois à la limite du déjanté. Voilà qui nous sort du cliché du Japonais avec son kimono et son éventail!
Akihabara9
Einzelbewertung
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Erreichbarkeit
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Muss man gesehen haben
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Budget-Freundlichkeit
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Kultfaktor
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Y accéder est plutôt facile
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Le train et le métro desservent la station Akihabara, au-dessus de la Tokyo Station et en-dessous de Ueno. La ligne JR Yamanote, qui fait le tour de Tokyo et qui est sûrement la ligne la plus empruntée par les touristes, y passe. Attention, sur les plans de la ville, on trouve parfois ce quartier sous l'appellation "cité électrique".
Comme le lieu était plus ou moins voisin de notre hôtel, nous y sommes allés à pied. Inutile de dire que nous avons su aussitôt que nous étions arrivés : à un carrefour, un énorme building avec une affiche de Lamu (la petite extra-terrestre issue du dessin animé du même nom, qui sévissait à l'époque au Club Dorothée !!) nous fait de l'oeil. De part et d'autre, se dressent d'autres hauts immeubles à l'aspect moderne et couverts de publicités et néons. Nous serions arrivés le soir, le dépaysement aurait été des plus complets car tout s'illumine, façon "Las Vegas". Bref, le lieu est impossible à rater. C'est là!
Akihabara, c'est le quartier de l'électronique.
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Sur les trottoirs, c'est la criée : les marchands des grands magasins hurlent leurs promotions pour attirer le client, pancarte dans une main et haut parleur dans l'autre. Nous, ça nous ferait plutôt fuir mais il faut croire que cela fonctionne puisque c'est à qui s'égosillera le plus fort. Une autre technique pour se faire de la publicité consiste à installer sur le trottoir, juste devant l'entrée de la boutique, une jeune fille habillée en soubrette et à lui faire distribuer soit des paquets de mouchoirs soit des éventails en plastique. On en a fait un bon petit stock :o)
Pour avoir écumé la plupart de ces magasins, à la recherche d'un appareil photo, je peux affirmer qu'ils sont tous construits de la même façon: des pièces de tailles moyennes, empilées les unes sur les autres, sur plusieurs étages, et auxquelles on accède par escalators successifs. On peut bien grimper 10 étages! Il y a le coin des télévisions, celui des appareils photos, celui des climatiseurs, le rayon des téléphones, celui des cafetières électriques... Bref un Darty à lui tout seul mais en plus grand.
Est-ce révolutionnaire? J'ai été un peu déçue de ne pas trouver un robot qui aurait fait le ménage à ma place. Bah quoi? On peut toujours rêver, et en plus ce genre d'engin existe depuis quelques années au Japon mais il faut croire que ce n'est pas encore arrivé jusqu'au grand public. Cependant, on peut y trouver les derniers modèles en matière de marque japonaises, qui ne sortiront que dans quelques mois en France, voire jamais.
Est-ce intéressant financièrement? Autant le dire tout de suite : les prix ne défient pas toute concurrence. Le Japon étant un pays relativement riche, le niveau de vie y est élevé; du coup, ce genre d'achat ne vaut pas vraiment le coup, pour nous Français. A force de chercher, nous avons finalement trouvé (mais dans un autre quartier, par contre) un appareil photo Nikon 300euros moins cher qu'en France, en faisant supprimer la taxe de 5%. Par contre, les cartes mémoire étaient beaucoup plus chères qu’en France (dixit Doudou) et les clés USB aussi (dixit moi-même, qui en cherchait désespérement une). Attention tout de même au passage à la douane, où, si vous dépassez un certain montant, vous aurez à payer la TVA, soit près de 20% en plus du prix d'achat, ce qui réduit à néant tous vos efforts.
Akihabara, c'est aussi le coin des mangas.
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Plusieurs librairies parsèment le quartier mais aussi des boutiques spécialisées dans la vente de produits dérivés. Et là, on trouve de tout, de quoi devenir fou ! Doudou restait devant 10 min devant les figurines des chevaliers du Zodiaque, moi je recherchais désespérément un porte-clés One Piece. Pour les fans de cette série, j'ai quand même réussi à trouver le papier toilettes Chopper lol (Non, je ne l'ai pas acheté!). Tous les dessins animés de notre enfance et même les récents y sont représentés, que ce soit dans de grands magasins (comme la chaîne Animeka) ou de petites échoppes. Il ne faut pas hésiter à y entrer et à fouiller. On finit par y passer des heures... nostalgie quand tu nous tiens...
Pour informations (ceci s'adresse surtout aux fans), les boutiques possèdent la collection complète des figurines des Chevaliers du Zodiaque (d'après Doudou) avec des modèles que l'on ne trouve pas en France. Ils étaient légèrement moins chers. J'ai aussi trouvé des verres Clannad, des bandeaux Naruto, des costumes de personnages de mangas, des figurines, porte-clés, jouets, cartes, serviettes... des collections que l'on trouve -ou pas- sur les sites spécialisés d'Internet.
Quant aux librairies, elles sont plutôt impressionnantes car elles recèlent des étages complets de mangas en cours, dont on ne connaît pas les trois-quarts. J'ai regretté que les livres soient tous plastifiés, ce qui m'a empêché de les feuilleter pour savoir la suite de l'histoire. Il est parfois difficile de devoir attendre entre 3 mois et 5 ans la suite, voire la fin, d'une histoire qui est déjà parue au Japon :o(
Akiahabara, c'est enfin des salles de jeux.
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Toujours dans ces immeubles élevés, nous avons trouvé les hauts lieux de l'amusement nippon, à l'exception des sacro-saints karaokés, qui se trouvent... ailleurs. Ces salles de jeux sont construites sur le même modèle: 8 ou 10 étages, accessibles par escalators successifs, avec les machines à pince au rez-de-chaussée. Au premier étage, on trouve souvent des photomatons qui produisent des photos d'identité décorées de petits dessins. Il suffit de choisir le décor et le gribouillis que l’on veut (malheureusement tout est écrit en Japonais et, la machine étant peu intuitive, son utilisation restera un mystère pour nous...). Les étages suivant proposent des jeux d’arcades à l'ancienne (Street Fighters et autres dans le même genre), des jeux de stratégie où l'on pose des cartes sur un plateau électronique, du pachinko (la machine à sous locale) et des jeux de musique ou de danse (qui me rappellent un peu les jeux de la Wii).
Faisons une petite pause sur ces derniers. Les Japonais vont vous en mettre plein la vue, niveau danse et musique. Les jeunes travailleurs, avec leurs petites chemises blanches, viennent y jouer le soir en rentrant du bureau. Il y a tout d'abord la batterie (deux gros tamtams) sur lesquels on tape avec des baguettes, en suivant les indications sur l'écran. Juste à côté (imaginez l'état des oreilles dans ce vacarme), se trouve la "piste" de danse: il faut faire des pas de danse en marchant sur un tapis sur lequel sont dessinées des flèches lumineuses. Les flèches sur lesquelles il faut marcher défilent sur l'écran. C'est franchement sportif et l'on était sidéré de les voir suivre des rythmes très difficiles et rapides. Il faut croire qu'ils viennent s'entraîner tous les soirs et connaissent les pas par coeur !
Nous y avons aussi croisé des cocons... enfin... toujours des accros des jeux vidéos mais jouant en réseau dans des sortes de cocons futuristes. On a l'impression de les voir partir pour un voyage dans l'espace, dans le genre "On va te plonger dans un sommeil artificiel, tu vas te réveiller dans 150 ans..." Ressortent-ils indemnes de ce genre d'expérience? Mystère...
Notre après-midi à Akihabara s'achève et ce ne sera sûrement pas du temps perdu. Il faut voir ce quartier comme une curiosité, que l'on aime ou pas les mangas, les jeux vidéos ou les magasins d'électronique. C'est un quartier très animé, qu'il faut visiter la nuit tellement les lumières lui donnent un aspect futuriste. Nous avons été un peu déçus car nous nous attendions à quelque chose de plus fou. Comme dans les reportages télévisuels, nous pensions voir des gens habillés comme dans les mangas, mais cela n'a pas été le cas (Nous avons simplement vu un petit couple de gothiques, avec une robe vampirique, dans le bus). Mais quel dépaysement tout de même!
A noter que les boutiques ouvrent très tard le matin, entre 10h30 et 11h et ferment autour de 20h le soir. Il n'est donc pas utile de se pointer de bonne heure!